Forces & faiblesses : 6 questions à surmonter pour un entretien en finance | Finance de marché

Forces & faiblesses : 6 questions à surmonter pour un entretien en finance

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Si, lors d’un entretien, les financiers attendent certains mots-clefs de votre part comme qualités, telles que l’attention accordée aux détails ou votre capacité surhumaine à supporter les horaires à rallonge, il n’en demeure pas moins qu’un peu d’honnêteté ne ferait pas de mal, d’où les questions sur vos défauts supposés et corrigés. Découvrez une série de 6 questions à surmonter sur vos forces et faiblesses.

Vous avez effectué un stage d’été chez HSBC, en salle des marchés. Quel a été le feedback reçu au terme de celui-ci ?

Ne vous y trompez pas. En réalité, ce que cherche à connaître le recruteur est le portrait que l’on a dressé de vous à la fin de votre stage, à travers les forces et faiblesses qui ont été relevées par vos collègues. L’erreur la plus commune serait de simplement dire que votre stage s’est bien passé, que les collègues ont été sympathiques et que la banque était impressionnante. Cela ne l’intéressera nullement.

Pour répondre à cette question, il convient plutôt de citer les qualités qui ont plu à vos collègues, que vous possédiez déjà ou que vous avez construites, telles que l’attention aux détails, la volonté d’apprendre et de se surpasser, la curiosité naturelle pour les produits dérivés, le fait de rester tard pour aider vos coéquipiers et répondre à un client, ou tout simplement l’ambition. Etayez vos assertions avec des exemples concrets, à travers des projets réalisés ou des habitudes que vous avez rapidement intégrées.

Un portrait serait évidemment incomplet si les faiblesses n’étaient pas relevées. Les erreurs sont humaines, les défauts propres à chacun, et font partie de l’apprentissage. Le fait de ne pas communiquer aisément, de ne pas avouer ses limites, de faire des erreurs dans des présentations ou de ne pas encore saisir tous les différents produits vendus dans une salle des marchés sont des faiblesses répandues et facilement corrigibles. Expliquez à votre interlocuteur que vous travaillez sur ces aspects et comptez bien les mettre rapidement derrière vous.

Vous a-t-on fait une offre au terme de votre année de césure chez BNP Paribas ?

La réponse la plus évidente à gérer serait évidemment « oui ». Il conviendrait alors d’expliquer que cette offre ne vous convenait pas, en citant par exemple l’inadéquation entre votre ambition et le poste proposé, ou la fragilité du projet en place.

Si vous n’avez pas reçu d’offre, ce qui est tout de même fréquent, il conviendrait alors de vous défendre sans trop en dire, en citant par exemple la mauvaise passe économique que traverse la banque ou l’équipe dans laquelle vous avez évolué, ou le gel des embauches qui frappait malheureusement votre département. Vous avez cependant gardé un bon contact avec vos équipes, qui continuent de vous tenir au courant des nouvelles opportunités.

Donnez-nous 3 mots qu’utiliseraient vos amis pour vous décrire.

Cette question ne vise qu’à dresser une liste de vos qualités principales, mais cette fois-ci de votre propre point de vue – en prétendant bien sûr qu’il ne s’agit que de la perception de vos amis.

Un proche ne rendrait pas hommage à votre capacité à exceller sur des présentations powerpoint. Il s’attarderait plutôt sur des traits de caractères et votre sociabilité. Mentionnez par exemple votre capacité à vous investir pleinement dans un projet, avec enthousiasme, votre esprit d’équipe lors de compétitions, votre capacité d’écoute, votre fidélité. Le tout en veillant, encore une fois, à appuyer vos dires par des exemples.

Donnez-nous 3 mots qu’utiliserait votre pire ennemi pour vous décrire.

Logique inverse à la question précédente, il s’agit cette fois-ci de lister vos défauts sans dégrader inutilement votre propre image. Après tout, vous êtes en train de vendre votre propre personne, inutile de vous tirer trois balles dans le pied. S’agissant d’un ennemi, les faiblesses relevées sont toujours liées à votre caractère plus qu’à vos qualifications purement professionnelles. Mentionnez par exemple votre entêtement, votre capacité à perdre votre attention, vos goûts vestimentaires parfois douteux ou votre propension à bavarder au mauvais moment. Vous êtes conscient de vos défauts et travaillez pour les gommer.

En trois phrases, pourquoi devrions-nous vous embaucher ?

On ne parle plus de ce que vos anciens collègues ont pensé de vous, ni de ce que vous aimeriez que vos amis pensent de vous, mais bien de ce que vous pensez de vous-même. Soyez franc et relevez les traits originaux de votre profil, car cette question arrive généralement à la fin d’un entretien et pourrait participer grandement à l’impression finale retenue par votre interlocuteur. Vos voyages à l’étranger, vos réalisations en sports d’équipe, les associations auxquelles vous avez participé, vos livres préférés… Louez vos qualités professionnelles tout en ajoutant une touche de sympathie à celles-ci.

Quel a été votre plus grand échec ?

Une variante des questions portant sur vos faiblesses. Les anecdotes personnelles, si tant est qu’elles ne mettent pas votre interlocuteur en situation d’inconfort, sont les bienvenues. Vous pourriez par exemple parler d’un stage totalement raté parce que vous n’étiez pas capable de communiquer aisément ou d’une relation ayant capoté car vous n’étiez pas assez à l’écoute. Encore une fois, l’interlocuteur aura besoin de croire à votre récit et de sentir que vous avez cherché à corriger vos erreurs afin de ne plus les répéter.

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