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Actif net
L’Actif net comptable représente la part de l’entreprise qui revient aux actionnaires. Il est calculé comme la différence entre les actifs de l’entreprise et son passif exigible :
Il ne s’agit que d’une observation brute et statique de la valeur de l’entreprise à partir du bilan, ne prenant en compte ni les plus values potentielles sur l’actif, ni les revenus futurs. Il ne s’agit donc pas d’une valeur de marché de l’entreprise. Pour cette raison, l’Actif net a une valeur proche, mais parfois différente des capitaux propres. Si l’Actif net d’une entreprise est négatif, celle-ci est qualifiée d’insolvable.
Obligation
Une Obligation est un instrument financier représentant une part de l’endettement d’une entreprise ou d’un Etat. Sa fonction est de financer une activité ou des investissements. L’échéance d’une Obligation s’étale généralement de 3 mois à 30 ans. Cette valeur mobilière confère à son détenteur le statut de créancier. L’émetteur de la dette s’engage à rembourser un montant (le principal) à l’échéance de l’obligation. Entre temps, il peut être amené à verser des intérêts, qui peuvent être fixes ou variables, et selon une périodicité donnée (trimestrielle, semi-annuelle ou annuelle par exemple). Ces termes sont fixés lors de l’émission obligataire. Ce titre de créance peut être échangé sur le marché secondaire, à l’instar des actions.
Par exemple, la compagnie ABC peut décider d’emprunter 10 millions d’euros sur les marchés, afin de financer un programme de recherche. Cet emprunt sera divisé en 100 obligations de 100.000 euros chacune. Chaque obligation aura une échéance de 5 ans, et paiera un coupon de 4% annuels, payé semi-annuellement (soit 2.000 euros par semestre). Le prix de l’obligation sur le marché sera fonction de multiples variables telles que le principal (100.000 euros), le taux de coupon, le taux d’inflation, la qualité de la signature de l’émetteur, le montant des taux sans risque prévalant dans l’économie et, bien sûr, la loi de l’offre et de la demande. Dans 5 ans, la compagnie ABC devra rembourser 100.000 euros à chaque détenteur d’obligation.
Backtesting
Le Backtesting est un ensemble de procédures statistiques consistant à tester une stratégie financière à partir de données historiques. Ce genre de simulation permet d’affiner un modèle et d’isoler les hypothèses ou signaux pertinents. L’un des avantages du Backtesting est de s’appuyer sur des données historiques réelles, la stratégie n’a donc pas forcément besoin de subir un test grandeur nature, sans aucune idée sur sa réussite potentielle.
Par exemple, un trader se demande si, après cinq jours consécutifs de baisse, il est rentable d’acheter une action du CAC40 à la clôture afin de la revendre le lendemain. En compilant les cours historiques des actions du CAC40, ce trader pourrait établir certaines statistiques et savoir : quelles sont les actions qui se prêtent le mieux à une telle stratégie de trading, à partir de combien de jours de baisse cette stratégie tend à fonctionner, et combien de jours de détention minimum sont en général requis pour faire un profit à la revente.
Recourir à un backtest comporte néanmoins quelques risques. Il convient d’abord de garder à l’esprit que les performances du passé ne préjugent pas nécessairement des performances à venir. Il est également souhaitable de conserver des hypothèses simples et réalistes. La suroptimisation d’un backtest conduirait non pas à optimiser une stratégie, mais à optimiser le passé afin que la stratégie soit toujours la meilleure.
Actif circulant
L’Actif circulant regroupe, selon les normes comptables françaises, les actifs d’une entreprise voués à disparaître durant le cycle d’exploitation habituel de celle-ci : stocks, créances clients à moins d’un an, valeurs mobilières de placement, encaisse positive. Il s’agit d’actifs non durables, n’ayant pas de but stratégique. Ils servent au quotidien de l’entreprise, et peuvent être convertis en liquidités ou servir au paiement de dettes, sous une période inférieure à un an. L’Actif circulant est, par nature, différent de l’Actif immobilisé.
La définition de l’actif circulant est semblable à celle de l’actif courant (normes comptables internationales).
Ordre à plage de déclenchement
Lors d’une exécution en Bourse, l’Ordre à plage de déclenchement sert à s’assurer que le courtier passera l’ordre si le sous-jacent franchit un cours précis, et ce jusqu’à une certaine limite. En cas de franchissement du seuil, un tel ordre se transforme donc en ordre limite. Pour un ordre d’achat, ce seuil doit se trouver au-dessus du cours dernièrement coté. Pour un ordre de vente, ce seuil doit se trouver en-dessous du cours dernièrement coté.
Par exemple, un acheteur est convaincu que si l’action Apple franchit la barre des $400 (le cours actuel est de $380), cela signera le début d’une fièvre acheteuse sur le marché. Il peut donc placer un ordre d’achat pour 100 actions, avec un seuil de déclenchement à $400 et une limite à $410. Si l’action Apple franchit effectivement le cours des $400, 100 actions maximum seront achetées, mais à un cours inférieur à $410.
Ordre au marché
Lors d’une exécution en Bourse, l’Ordre au marché sert à s’assurer que le courtier passera un ordre de façon prioritaire, dans une quantité donnée, et ce sans limite de prix. Il s’agit donc d’un type d’ordre adapté aux sous-jacents liquides. Dans le cas d’un sous-jacent peu liquide, un acheteur(vendeur) pourrait rapidement se retrouver avec un prix d’achat(de vente) au-dessus(en-dessous) de ses espérances, en faisant bouger le marché. Grâce aux faibles contraintes et travail qu’un Ordre au marché necessite, il s’agit d’une transaction relativement peu onéreuse en termes de frais de courtage pour un investisseur.
Par exemple, un acheteur souhaite s’octroyer 100 actions Lafuma, peu importe le prix. Si du côté des vendeurs, 50 actions sont disponibles pour 13€, 30 actions sont disponibles pour 14€ et 20 actions sont disponibles pour 14,10€, l’investisseur aura donc acheté ses 100 actions Lafuma à un prix moyen de 13,52€.
Ordre à seuil de déclenchement
Lors d’une exécution en Bourse, l’Ordre à seuil de déclenchement sert à s’assurer que le courtier passera l’ordre si le sous-jacent franchit un cours précis. En cas de franchissement du seuil, un tel ordre se transforme en ordre au marché. Pour un ordre d’achat, ce seuil doit se trouver au-dessus du cours dernièrement coté. Pour un ordre de vente, ce seuil doit se trouver en-dessous du cours dernièrement coté.
Par exemple, un acheteur est convaincu que si l’action Apple franchit la barre des $400 (le cours actuel est de $380), cela signera le début d’une fièvre acheteuse sur le marché. Il peut donc placer un Ordre d’achat pour 100 actions, avec un seuil de déclenchement à $400. Si l’action Apple franchit effectivement le cours des $400, 100 actions seront achetées au marché.
Ordre au dernier cours
Lors d’une exécution en Bourse, l’Ordre au dernier cours sert à s’assurer que le courtier passera l’exécution au plus proche ou exactement au dernier prix marqué par le sous-jacent dans la journée, typiquement au cours de clôture.
Un tel ordre n’a pas pour garantie d’être passé, cela dépendra de la liquidité du sous-jacent lors de la phase de négociation au dernier cours.
Titres privilégiés de fiducie
Les Titres privilégiés de fiducie, surnommés TruPS an anglais, sont émis par des entreprises qui y voient une source de financement alternative. Il s’agit de titres hybrides, à mi-chemin entre dette subordonnée et actions privilégiées. Ces titres sont avant tout émis par les institutions bancaires et présentent la particularité de pouvoir être traités comme du capital, contrairement aux dettes. La plupart du temps, les compagnies qui émettent de tels titres leur associent une possibilité de rappel, une caractéristique particulièrement utile si les taux d’intérêt viennent à baisser substantiellement. En cas de baisse des taux, les compagnies rappellent ces titres privilégiés de fiducie et en émettent de nouveaux, avec un taux de coupon plus faible. Généralement, cette date de rappel est fixée à 5 ans après l’émission.
Volume
Le Volume représente la quantité d’actifs (actions, obligations, contrats) échangés en bourse sur un laps de temps donné. Il s’agit d’un indicateur important de liquidité pour l’actif considéré. Certaines actions ne changent que peu de fois de mains au cours d’une session, généralement parce que la capitalisation boursière est elle-même faible et/ou parce que le flottant est peu élevé.
Exemple :
– 5.000.000 actions Apple sont échangées chaque jour sur le Nasdaq.
– 20.000 actions Bonduelle sont échangées chaque jour sur Euronext Paris.
Les actions caractérisées par un faible volume auront généralement un écart plus important entre les prix demandés et les prix offerts (bid-ask spread), et une évolution plus erratique de leur cours.
Un volume fort, inhabituel, peut être le signe de nouvelles importantes sur l’actif (ex : annonce prochaine des résultats). Plus grave, si le volume devient très élevé, sans raison apparente, il peut être la conséquence d’un délit d’initié.
Bulle Internet
La bulle spéculative qui se forma sur le secteur des nouvelles technologies de l’information et de la communication, de la fin des années 1990 jusqu’au début des années 2000 est qualifiée de Bulle Internet. Le point culminant de cette bulle fut marqué par le niveau atteint par l’indice phare des technologies US, le Nasdaq Composite. Ce dernier était monté jusqu’à 5.048,62 points le 10 mars 2000, contre 1.291,03 points le 1er janvier 1997.
Plusieurs éléments provoquèrent la hausse spectaculaire des valeurs technologiques, en particulier la multiplication des connexions des foyers à internet, mais également la présence de nombreux fonds de capital-risque, attirés par des entreprises nouvelles, au développement rapide, basé sur une clientèle potentiellement mondiale.
La remontée des taux d’intérêts orchestrée par la Réserve Fédérale et, plus largement, une prise de conscience des dérives de ces compagnies naissantes (consommation excessivement rapide du capital, parfois même sans potentiel de bénéfices à court terme), marquèrent le début du déclin. Les années qui suivirent l’éclatement de la Bulle Internet, les dépréciations d’actifs furent conséquentes (AOL Time Warner déclara par exemple des pertes de 100 milliards de dollars, notamment à cause de la dépréciation de sa filiale AOL), les startups les plus fragiles furent rayées du paysage (Boo.com, Startups.com, Pets.com), et certaines compagnies disparurent sur fond de fraudes comptables (Enron, Worldcom). Le 9 octobre 2002, le Nasdaq ne valait plus que 1.114,11 points.
