Formation professionnelle continue, droit à la formation : renforcer l’employabilité d’un salarié

femme-travail

Carrière stagnante, transmission des savoirs imparfaite, envie d’apprendre… Comment les entreprises peuvent-elles réintégrer des processus d’apprentissage, au bénéfice de leurs employés mais également pour leur propre pérennité ? Système encore relativement incompris, la formation professionnelle continue apporte de nombreuses solutions.

Le propre d’une nation développée est d’affecter une grande part de ses ressources budgétaires à l’éducation de sa population. En France, la part des dépenses publiques en matière d’éducation comparée au PIB est estimée à près de 5.6%, légèrement au-dessus de la moyenne de l’Union Européenne (5%, données 2008, source : INSEE). Mais où doit s’arrêter la formation de notre population ? Aux portes de l’école ou aux portes de l’entreprise ? Depuis mai 2004, le droit individuel à la formation (DIF) s’est ajouté aux processus de formation continue des salariés, et peut tous nous concerner.

En quoi cela consiste-t-il ? Tout salarié en contrat à durée indéterminée, présent depuis au moins un an dans l’entreprise, qu’il soit à temps complet ou à temps partiel, peut bénéficier du DIF. A temps complet, un salarié bénéficiera concrètement de 20 heures de formation minimum par an en dehors du temps de travail, le cumul pouvant être autorisé en deçà du plafond de 120 heures. L’employeur a l’obligation d’informer son employé sur ses droits en la matière.

Ensuite vient le temps de la demande. Celle-ci doit émaner du salarié, en accord avec son employeur. Le premier choisit la formation qui l’intéresse, le programme, l’objectif de cette dernière, sa durée, ses horaires, son coût etc. La demande peut ainsi être prise en compte en détail par l’employeur, qui se réserve le droit de l’accepter, de la refuser ou de la reporter. Dans tous les cas, le coût de la formation est à la charge de l’employeur, tout comme les frais d’hébergement et de transport.

Autre point intéressant : en cas de rupture du contrat de travail, le salarié peut tout de même bénéficier de ses heures de DIF acquises, et/ou sous certaines conditions, il peut jouir de la portabilité du DIF et profiter de ses droits dans sa nouvelle entreprise.

La formation professionnelle continue, elle, matérialise ces droits à travers des formations qualifiantes sur des cycles courts ou des formations diplômantes sur des cycles longs. Certains organismes s’inspirent par ailleurs d’une approche dite de « blended learning », où les salariés ont la possibilité de choisir entre e-learning et/ou cours du soir, afin de respecter au mieux leur emploi du temps limité.

Pour en savoir plus : Il existe bon nombre d’organismes de formation professionnelle continue en France. L’Association Ace Expert est un exemple parmi tant d’autres.

Finance de Marché est un site d’information grand public, ayant pour vocation de partager les connaissances liées aux thématiques financières. Pour en savoir plus, pour des demandes de partenariat ou autre, n'hésitez pas à nous contacter.

Catégories : Actus, Eco | Publiez votre commentaire

Laisser un commentaire

Les champs obligatoires sont indiqués avec *